Downing, a wonderful life

 

Par Annie Montagard
PDG de l'imprimerie Laffont


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Joe Downing, l’ami américain, est indissociable d’une œuvre immense, colorée, joyeuse, cohérente et universelle. « Ils sont la joie de la liberté » disait Marguerite Duras des tableaux de son ami Joe Downing. Et la liberté, c’est vrai, a guidé les pas de l’artiste tout au long de sa vie.

Derrière l’explosion des couleurs de ses œuvres, des toiles aux couleurs irisées, complexes et mystérieuses, des totems de cuirs peints cloués sur bois, des petites gouaches subtiles, des agrafages et des collages spirituels, des portes, des portails, des volets devenant lumière sous son pinceau guidé par les veines du bois qu’il aimait tant et où le cœur du monde bat intensément. Des formes et des signes nous interpellent et exaltent nos sens comme une partition de musique suscite une émotion au plus profond de notre cœur.
C’est toujours le cœur qui a guidé sa main dominée par les souvenirs de son enfance dans le Kentucky, nourrie de l’ensorcelante culture indienne dont il a fredonné les chants secrets jusqu’à son ultime jour dans le silence religieux de son atelier de Ménerbes.


QSans_titre-1uatre vingt deux ans d’une vie riche de certitudes et de rencontres, de Chicago, où vierge de toute culture artistique, il découvre à 20 ans les œuvres majeures des collections de l’Art Institut, puis Paris qu’il découvre dans les années 50 avec Emmanuel Wardi, le Louvre dont il dira qu’il n’a jamais pu s’arracher des collections égyptiennes, puis la Provence et Ménerbes dans les années 60 qu’il ne quittera plus, si ce n’est pour aller chaque année à Venise.

Le regard qu’il portait sur la vie engendrait chez tous ceux qui ont eu le bonheur de le côtoyer, une véritable vénération, motivée par sa simplicité et une gentillesse hors normes qu’il portait en lui sans réserves. Il aimait la vie et transmettait aux autres la part lumineuse qu’elle représentait pour lui, tout comme son œuvre qui respire ce bonheur de vivre. Intensément.

Décédé le 29 décembre 2007 à l’âge de 82 ans, ses cendres ont été dispersées dans le jardin de sa jolie maison de Ménerbes où il a peint jusqu’à son dernier jour entouré de ses chats et de ses chiens. Dans le Kentucky, à Bowling Green, un musée lui est consacré. Ses œuvres figurent dans de nombreux musées français et dans les plus grands musées du monde.
Son Art se rapproche d’une quête spirituelle, d’une méditation sur la vie et elle est en cela une invitation à un voyage onirique dans l’universel.

 

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